LES ADDICTIONS ET LES FEMMES

Par Rémi Pupier février 15, 2018 18:26 Mis à jour

LES ADDICTIONS ET LES FEMMES

Quelles spécificités ? Une autre forme de violence ? Comment les prendre en charge ?

Tel est l’intitulé d’une journée d’information et de sensibilisation organisée par l’Union Régionale des CIDFF, en octobre, dans les locaux du Conseil Régional à Lyon, qui me conduit à évoquer succinctement cette thématique.

QU’EST-CE QUE L’ADDICTION ?

L’addiction est une maladie caractérisée par l’impossibilité répétée de contrôler un comportement, même si la personne en connaît les conséquences négatives. Ce n’est pas un manque de volonté. Les effets psychologiques sont tout autant dramatiques que les conséquences physiques auxquelles s’ajoute la douleur engendrée par le manque chez les personnes dépendantes. Ce n’est pas non plus une source
de plaisir mais bien davantage un besoin de pallier le stress résultant de dysfonctionnements ou situations personnelles graves vécues au sein du couple (violences, par exemple), confits, excès de responsabilités dans la gestion du quotidien familial et/ ou professionnel.

En France, comme partout dans le monde, les addictions constituent un problème de santé publique préoccupant, aux conséquences multiples : sanitaires, médicales, sociales. Elles causent, en France, plus de cent mille décès par accidents ou maladies, dont quarante mille cancers. 30 % relèvent de mortalité prématurée touchant les moins de 65 ans.

QUELLES ADDICTIONS ?

Essentiellement, ce sont des addictions aux substances psychoactives : alcool, tabac, drogues illicites (cannabis, cocaïne, crack, ecstasy, héroïnes, produits de synthèse, etc.) mais aussi médicaments. L’addiction aux médicaments est l’une des plus répandues chez les femmes ; souvent insoupçonnable, il est di icile de savoir comment agir. Les addictions comportementales ( jeu, par exemple) touchent moins les femmes. Les femmes consommatrices sont généralement plus critiquées et plus culpabilisées que d’autres consommateurs, elles ont tendance à s’isoler, à cacher leur consommation, voire l’ignorer
or, reconnaître son addiction fait partie du processus de soin.

UN EXEMPLE : FEMMES ENCEINTES ET ADDICTION AU TABAC ET/OU À L’ALCOOL
• La consommation de tabac tue 50 % des consommateurs, six cent mille personnes en meurent chaque année. C’est source de complications diverses pendant la grossesse.

Le tabagisme augmente les risques de fausse couche spontanée et le risque de mort subite du nourrisson ainsi qu’un risque majoré de malformation; L’exposition à la nicotine peut avoir une influence significative sur les addictions futures de l’enfant à l’alcool, à la nicotine, aux nourritures grasses et sucrées. Certaines études font le lien entre exposition au tabac in utero et agressivité de l’enfant.
Etc.

• La consommation d’alcool pendant la grossesse : 1ère cause de handicap mental non génétique et d’inadaptation sociale.

Elle peut entraîner chez les bébés des troubles physiques mais aussi des problèmes d’apprentissage, d’attention, de mémoire, de comportement. Cependant les chiffres restent alarmants : huit mille enfants naissent en France avec le cerveau lésé par l’alcool.

On dénombre dans la population six cent mille personnes souffrant de TCAF (Troubles Causés par l’Alcoolisation Fœtale) sans le savoir.

COMMENT AGIR POUR SOUTENIR LES FEMMES VICTIMES D’ADDICTION ?

Faire
• Écouter, soutenir sans juger

• Parler pour aider à nommer et reconnaître le problème
• Proposer l’aide d’un professionnel

Éviter

• Forcer à reconnaître le problème • Surveiller la consommation

• Argumenter sur les méfaits du produit consommé

Par Rémi Pupier février 15, 2018 18:26 Mis à jour

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