Et si le développement durable et la croissance économique pouvaient aller dans le même sens ? Comment mieux rebondir et se réinventer économiquement après le Covid 19 ?
Pour sensibiliser sur ce sujet, la JCE de St-Etienne lance sur la Loire l’enquête nationale initiée par la Jeune chambre économique française auprès des entreprises de tous secteurs économiques sur les différents impacts du Covid 19.
La JCE s’adapte à la crise sanitaire en améliorant un premier sondage des entreprises sur le développement durable initié en janvier dernier pour que le projet intéresse les entreprises impactées par une baisse d’activité en les aidant à se réinventer et à innover pour une relance économique.
L’étude permettra d’anticiper la reprise sous l’angle du développement durable en faisant un état des lieux des pratiques mises en place ou qui seraient intéressantes d’initier, dans le domaine du développement durable.
Sur le territoire ligérien l’enquête sera menée et déployée par nos membres bénévoles. Nous lançons d’ailleurs un appel aux entreprises et organisations intéressées pour participer à l’enquête. « Notre thème national pluriannuel « Optimisons nos ressources pour allier développement économique et durable » n’a jamais été autant d’actualité que dans cette période charnière que nous vivons pour mettre en lumière les opportunités et les problématiques que cette crise révèle », assure Grégory BERTHOLON, Président de la JCE St-Etienne.
Une enquête élaborée avec le Pôle Eco-Conception, missionné par l’ADEME.
Elle aborde l’impact de la crise sanitaire actuelle et la gestion des ressources au sein des entreprises et des organisations. « L’enjeu est sous estimé. Il est nécessaire de faire augmenter la prise en compte de cet aspect. Les entrepreneurs doivent comprendre que ce n’est pas une charge supplémentaire mais un réel facteur d’innovation et de pérennité. Et donc de relance économique » explique Christian BRODHAG, Président du Pôle Eco Conception.
L’objectif national est de réaliser un diagnostic économique de chaque département grâce à une analyse approfondie des résultats. Ce document constitué avec la collaboration des acteurs locaux mettra en avant les forces et faiblesses du territoire et donnera de précieuses indications pour orienter des actions pertinentes.
Car la Jeune Chambre Economique ne se contentera pas d’un simple constat. « Cette enquête va nous permettre de détenir les clés du changement sur chacun de nos territoires. Notre rôle est de proposer des mesures et des projets suite à cette phase d’enquête et de les initier. Nous voulons être acteurs de notre société en nous mobilisant pour optimiser nos ressources et allier développement économique et durable. Rien n’est compliqué, rien n’est impossible, tout est une histoire de volonté, de capacité à agir ensemble vers une même direction, pour rendre concrète l’alliance développement durable et économique », insiste Linda PROFIT, Présidente 2020 de la Jeune Chambre Économique Française.
]]>L’écoconception se déploie en France et contribue à créer une offre plus économe en matières, en énergie, plus sobre à l’utilisation, plus facilement réparable, recyclable, etc. En somme, plus respectueuse de l’environnement et disponible pour les consommateurs. Les démarches d’écoconception représentent un atout pour la stratégie produit d’une entreprise lui permettant une différenciation sur le marché. C’est pourquoi, en Auvergne-Rhône-Alpes, l’ADEME accompagne les entreprises dans leurs projets.
Un appel à projet pour encourager les entreprises à améliorer la performance environnementale de leurs produits et services
En Auvergne-Rhône-Alpes, l’ADEME lance depuis 2019 un appel à projet spécifique : AURA PEP’S. Il vise à faire émerger une offre de biens et services à plus faible impact environnemental, grâce à la mise en œuvre d’une démarche d’écoconception et/ou à un changement de modèle économique de l’entreprise. L’ADEME peut ainsi accompagner financièrement les projets des entreprises.
Toute entreprise souhaitant bénéficier du soutien de l’ADEME dans son projet d’écoconception peut candidater à l’appel à projets régional : https://appelsaprojets.ademe.fr/aap/AURAPEPS2020-71#resultats
Les deux premières sessions ont sélectionné 10 projets pour un montant total d’aide de 440 k€. 50 % des projets aidés sont portés par des TPE-PME.
Informer et conseiller gratuitement sur les différents moyens de consommer mieux et faire des économies (chauffage, transports etc…) sont les missions que l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie ) et la Région ont confiées à Héliose.
Il est possible de consommer moins mais mieux à travers trois leviers d’actions : l’habitat, les déplacements et les actes de consommation comme les achats alimentaires ou vestimentaires. Du point de vue de la mobilité, le mode de conduite peut induire des économies, ainsi que le co-voiturage, les transports en commun, l’auto-partage.. « Mais il n’y a pas que ça. Pour le travail, dans certaines activités il y a la possibilité du télétravail », indique Marc Texier de l’association Héliose. Le consommer local pour les achats semblerait une bonne voie : « Le bon, le bio, le local c’est l’idéal. Et ce n’est pas forcément plus cher ».
Quant à l’habitat, le secteur le plus important : « Consommer moins mais mieux c’est moins d’énergie pour avoir plus chaud . Cela va passer par des solutions d’isolation donc au passage par la question de la ventilation. On va améliorer la respiration des bâtiments. » Et si on changeait quelques gestes du quotidien, une économie d’énergies allant jusqu’à 30 % par an pourrait être réalisée. « C’est ce qu’on illustre à travers le défi « Familles à énergie positive ». Sans investissements, uniquement dans les gestes du quotidien, on arrive à faire ces économies d’énergie. On distribue pour l’événement un guide des 100 éco-gestes. »
Cent idées pour diminuer sa consommation ! Certaines sont simples à mettre en œuvre comme : mettre des mousseurs sur la douche pour diviser par deux le débit d’eau, couvrir les casseroles qui chauffent, fermer les volets… « L’objectif du défi est de montrer l’impact de ces gestes mis bout à bout. Le challenge c’est d’arriver à faire 8% d’économie sur l’hiver. » 90 % des équipes participantes dépassent cet objectif. Dans ce défi, gagner c’est faire des économies sur sa facture. Les gagnants réduisent entre 20 et 30 % leur consommation, la majorité se situe à 12 %. Chaque année, 200 personnes environ se lancent dans ce challenge.
Florence Barnola
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