Cette première édition du salon sera parrainée par une figure de l’agriculture paysanne : Mixel Berhocoirigoin, un des cofondateurs de la Confédération paysanne. Mixel est un paysan du Pays Basque. Il a été le principal artisan de la chambre d’agriculture alternative du Pays Basque (Euskal Herriko Laborantza Ganbara) en animant la bataille juridique et politique victorieuse qui a permis sa mise en place en 2005. Il est également cofondateur de Lurrama (Terre mère), le salon de l’agriculture paysanne du Pays Basque.
Inauguration du salon à 10 h 30 : suivi de 2 débats :
– de 11 h à 12 h avec Laurent Pinatel, porte parole de la Confédération paysanne de 2013 à 2019, sur le thème « Quel model agricole pour faire face aux enjeux climatiques ? », un thème d’actualité avec la sortie du rapport spécial du GIEC sur l’agriculture.
Le salon Verts de terre sera l’occasion d’échanger entre paysans et consommateurs et de faire (re)découvrir le travail que fornissent les paysans engagés dans une démarche d’agriculture paysanne…
]]>L’objectif commun de ce collectif est de reconquérir pour le pâturage ou la culture des terrains embroussaillés. La démarche est particulièrement écologique puisque le débroussaille est confié à des brebis qui raffolent de cette substance.
]]>Entre cotisations et prestations :
La MSA gère la protection sociale du monde agricole, en matière de famille, santé, retraite et assure le recouvrement des cotisations. Son domaine est également celui de la prévention des risques professionnels et de la médecine du travail. La caisse de la MSA est donc l’interlocuteur unique et ses valeurs mutualistes sont sont socle. Pour les faire vivre, elle dispose d’un réseau étendu de délégués cantonaux qui sont au plus proche des agriculteurs, assurant ainsi la solidarité, la responsabilité et la démocratie. C’est parmi ce réseau que sont désignés les administrateurs des caisses de MSA ainsi que ceux de la caisse centrale. Les chiffres éloquents de l’année 2015 montrent le poids économique et l’étendue du champ d’intervention de la mutuelle. Ce sont quelques 95 850 ressortissants des 3 départements qui bénéficient de prestations santé, soit 6,2% de la population. Les prestations versées s’élèvent à 590 millions d’€, répartis en 37% de bénéficiaires salariés et 63% de non salariés. Les cotisations se montent à 237 millions d’€ réparties à 71% entre les salariés et 29% pour les non salariés. Un chiffre simple parle de lui même pour évoquer le rôle social de la MSA : pour 1€ de cotisation émise, la MSA verse 2,49€ de prestations. En santé, le nombre de bénéficiaires qui a cependant baissé de 9 % et le montant de prestations s’établit à 152,6 millions d’euros. En retraite, la MSA verse 115 000 pensions chaque mois. De plus, la MSA qui est au cœur de la politique familiale (la garde d’enfants, poursuite d’études, aides au logement) a reversé 34,4 millions d’euros aux familles. Enfin, les 454 salariés MSA et les 13 salariés dans les associations ont reçu 666 500 courriers dans l’année 2015, 348 200 appels téléphoniques et ont réceptionné 14 900 courriels. De même des campagnes d’information sont organiser, toujours dans le but d’être toujours au plus proche des agriculteurs et de les informer sur les différentes évolutions. C’est ainsi que 41 800 personnes ont été reçues en accueil libre et 8 600 sur rendez-vous.
]]>Le malaise:
Les paysans ont eu la lourde tâche de produire et d’entretenir le paysage rural à travers leurs exploitations et leurs cultures. Mais, en quelques décennies, le nombre de fermes a chuté de plus de 50 %. Si les exploitations étaient plus d’1 million à la fin des années 80, aujourd’hui on n’en compte plus que 400 000 .Il s’agit donc d’une véritable hécatombe qui touche notamment les petites et les moyennes fermes.
Notre département est classé parmi les départements agricoles. Il s’agit d’une agriculture modeste de montagne, typique du Massif Central et à spécialisation en bovins-lait et bovins-viande. (80% du chiffre d’affaire agricole du département).
Pour faire entendre la détresse actuelle, la FDSEA et les JA (jeunes agriculteurs) ont décidé de contacter tous les parlementaires de la Loire afin d’obtenir leur soutien, à la veille de l’ouverture du salon de l’agriculture de Paris. L’ action consistait à leur proposer de signer une lettre d’engagement. Cette lettre développe plusieurs points qui sont au centre des revendications des agriculteurs ligériens. Citons en quelques uns : la FDSEA et les JA demandent aux pouvoirs publics un engagement de prise en compte du coût de revient des productions françaises. Ils demandent la sortie d’un décret obligeant l’étiquetage de l’origine sur l’ensemble des produits y compris les produits transformés. Ils proposent l’accentuation de contrôles et les sanctions contre les pratiques commerciales déloyales. Ils prônent la mise en œuvre par tous les moyens de l’approvisionnement de la restauration hors domicile (lire cantines scolaires et d’entreprises), avec des produits français. Tout cela peut se faire au niveau des institutions françaises. Pour autant, tout ne se joue pas au niveau strictement national. Concernant le niveau européen, il faut réguler les marchés et obtenir une harmonisation des règles sociales, fiscales et environnementales et enfin, lever les frein du droit de la concurrence communautaire pour accroître le pouvoir de négociation des producteurs.
Selon Gérard Gallot, président de la FDSEA Loire : « Le monde paysan n’en peut plus. On ne demande pas des subventions supplémentaires. On demande que nos produits soient payés le juste prix ! » et d’ajouter : « la crise est profonde et le désespoir s’étend. La grande distribution veut se donner une bonne image et organise une véritable dictature sur les prix. Il nous faut expliquer la réalité qui est la nôtre et avoir ainsi le soutien des consommateurs »
A ce jour, les Sénateurs cécile cukierman, bernard Fournier et Maurice Vincent ont signé cette lettre d’engagement. Côté députés, François Rochebloine, Dino Ciniéri, Paul Salen et Yves Nicolin ont paraphé le document.
La FDSEA et les JA espèrent ainsi redonner de l’espoir aux agriculteurs du 42. En attendant d’autres manifestations qui pourraient être plus visibles.
Les axes d’intervention du plan gouvernemental sont les suivants :
– inciter à la revalorisation du prix d’achat de la viande et du lait aux exploitants, notamment par le soutien et l’organisation des filières et la promotion des produits français (logo viande de France).
– reconstituer de la trésorerie par restructuration de la dette, mise en place de prêts de trésorerie garantis, reports de charges et fluidification du remboursement de la TVA.
faciliter la prise en charge des cotisations sociales (Fonds d’allègement des charges) ;
d’exonérer des taxes foncières et reporter les derniers acomptes d’impôt sur les sociétés pour les éleveurs en difficulté.
– mobiliser le fonds des calamités agricoles pour les départements affectés par la sécheresse.
Reconnaissance de la Loire au titre du dispositif de calamité agricole:
Par une visite d’exploitations, dès le 15 juillet le préfet a engagé la procédure de reconnaissance du département de la Loire au titre des calamités agricoles pour les pertes fourragères liées à la sécheresse persistante de l’été. En collaboration avec la chambre d’agriculture, le réseau des fermes de référence a été réactivé pour disposer de bilans fourragers à l’appui de la procédure.
L’ensemble du département a été reconnu au titre des calamités agricoles pour les pertes fourragères liées à la sécheresse début décembre 2015 pour un montant total d’aide à prévoir de l’ordre de 12,5 millions d’euros. Depuis le 12 janvier et jusqu’au 15 février 2016, les éleveurs sont appelés à déposer des dossiers individuels, par voie postale ou mieux par télédéclaration. Le format électronique permettra aux éleveurs de bénéficier des premiers paiements. À la
date du 25 janvier 2016, 857 télédéclarations étaient saisies ou en cours, sur environ 3 000 dossiers attendus.
À partir de décembre 2015, sur la base des territoires et des taux retenus au titre des calamités agricoles pour les pertes fourragères liées à la sécheresse des dégrèvements sur la taxe sur le foncier non bâti ont été opérés d’office par les services de la Direction départementale des finances publiques (DDFIP) pour un effet cumulé portant sur plus de 2,5 millions d’euros. Par ailleurs, les services de la DDFIP sont en cours d’examen de remise d’impôt possibles sur la base
des dossiers communiqués par la cellule d’urgence selon un examen de la situation détaillée du foyer fiscal.
Le communiqué complet sur : http://www.loire.gouv.fr