L’association unitaire de gauche, Saint-Etienne demain, voit dans l’adoption par l’assemblée nationale du traité Europe-Canada une victoire des multinationales. Les parlementaires français qui ont voté pour le texte sont qualifiés d’irresponsables. L’association condamne cette orientation libérale d’autant que la cause climatique est peu prise en compte dans l’accord.
]]>Selon José Bové dans le journal Libération, dans le cadre des négociations du traité de libre-échange entre l’UE et le Canada (Ceta), le Gouvernement serait prêt à sacrifier 32 fromages français, dont 13 originaires de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Concrètement, si l’accord était ratifié, ces 32 fromages pourraient être « fabriqués, copiés, plagiés au Canada », écrit M.Bové, et ce sans contestation possible de la part des fabricants français.
Les fromages concernés seraient le banon, le bleu de Gex Haut-Jura*, le bleu des Causses, le bleu du Vercors-Sassenage, le brie de Melun, le broccio, le chaource, le charolais, le chevrotin, l’emmental français est-central, la fourme de Montbrison, le gruyère, le laguiole, le langres, le mâconnais, le maroilles, le vacherin du Haut-Doubs, l’ossau iraty, le pélardon, le picodon, le pouligny-saint-pierre, la rigotte de Condrieu, le rocamadour, le saint-marcellin, le sainte-maure de Touraine, le salers, le selles-sur-cher, le soumaintrain, la tome des Bauges, la tomme des Pyrénées et le valençay.
Le traité signifierait alors la fin des indications géographiques protégées (IGP) et des appellations d’origine contrôlée (AOC) pour les producteurs de ces fromages.