A cette occasion, toute l’équipe de Maestria Initiative avait invité, le 25 juin dernier, ses réseaux et partenaires à venir le découvrir lors du lancement au Château d’Essalois, dans le cadre du Salon Tendance Bonheur. Une soixantaine de personne était présente pour découvrir de nouvelles initiatives remarquables.

Consacré au digital, il s’attache à mettre en lumière les pépites ligériennes, leurs innovations et leurs engagements.
Au sommaire :
> du digital donc avec Frenchrosa, DL Lub, Welcom, Doing, Digital League, Neoabita, Axens, Craie et Roc Rénovation, Serenicity, Recoveo, Strat&SI
> des actus réseaux avec la FNTR FNTV 42 et Trans Roche SRT
> des sujets RH avec Jean Ruiz, Piscines Desjoyaux, Adecco et le Pôle Agro 42
> des innovations avec Med In Town, Ausec, Combeing, Peau-Ethique, Elitis et IP3 Concept
> des savoir-faire d’exception avec Maison Yvonne & Alexis, et les Billots Chabret
> l’apprentissage dans l’enseignement supérieur avec emlyon business school, ENISE, ISTP, IRUP, ESADSE
> des bons plans pour consommer local avec Saint-Etienne Tourisme & Congrès, Le Bocal à Roulettes et Oh my board !
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Pourquoi cet engagement et pourquoi Usson-en-Forez ?
D’origine Stéphanoise, dès mon plus jeune âge, je venais en vacances à Usson-en-Forez dans une résidence secondaire. Je dois avoir cumulé près de 50 licences successives au club de foot local et, fort de cet attachement, c’est tout naturellement que j’ai fait ma vie ici. A l’origine, je visais Sciences Po puis l’ENA, mais pour revenir à Usson-en-Forez, c’est une carrière d’expert-comptable qui s’est présentée à moi. J’ai donc monté un cabinet en 1982, ce qui était un vrai pari, car personne n’imaginait ce type de structure dans ce petit village perdu à deux pas de l’Auvergne. A ce jour l’entité compte 15 salariés et plusieurs autres antennes. J’ai toujours eu la bre politique. D’abord dans l’opposition puis j’ai été élu maire en 2008 et réélu en 2014. Mais quand je dis politique, c’est en dehors de tout parti, car ici, cette politique n’a pas sa place. Gérer une petite commune de 1 500 habitants demande plus de pragmatisme et de réalisme que de dogmatisme.
Conjuguer les deux, m’a coûté ma vie familiale, c’est un vrai sacrice. Mais il me semble indispensable pour une municipalité d’être aussi conduite par des femmes et des hommes. Cette démarche de chef d’entreprise, je l’emploie aussi pour maintenir ou développer l’activité économique sur la commune.
Etre maire d’Usson-en-Forez en 2018 c’est comment ?
Mon rôle est, avec les membres du conseil municipal, d’accompagner le développement de la commune dans le respect des contraintes réglementaires et budgétaires. Nous devons préparer Usson- en-Forez pour le futur. Le rôle du maire change avec la montée en puissance des EPCI. Nous perdons des compétences et il faut être proches d’eux pour monter les projets. Nous avons de plus en plus à faire aux « techniciens » de Loire-Forez Agglomération. Les démarches prennent donc plus de temps mais au bout, c’est quand même le maire qui est interpellé par les habitants. Nous avons été intégrés de force dans une grosse agglomération. A l’origine je n’étais pas favorable car j’imaginais plus un rapprochement avec les territoires voisins du 43 et du 63. Ce découpage est arbitraire, non concerté et favorise selon moi des baronnies. Mais je reste positif et je sais qu’Usson en Forez a encore beaucoup de projets devant-elle.
Quelles sont vos plus grandes fiertés ?
Dernièrement, nous avons entièrement rénové la salle polyvalente. Elle est modernisée et favorise l’activité des associations. L’embellissement du bourg dont le point d’orgue sera en 2018 la rénovation de la place de la Vialle. 200 emplois salariés privés et publics dont 50 ont été créés les 10 dernières années.
Avez-vous connu une expérience difficile ?
Lorsque je suis appelé pour un décès, notamment une fois lorsqu’il s’agissait d’un enfant.
Pourquoi venir vivre à Usson-en- Forez ?
Tout d’abord, je tiens à rappeler que la déviation de Saint- Marcellin-en-Forez nous rapproche de Saint-Etienne. Je suis un peu déçu de l’abandon par le Conseil Départemental de la déviation de Saint-Bonnet-le-Château et de Nus. Il est primordial d’avoir de bonnes voies de communication, mais elles doivent être en place avant que les villages ne s’éteignent à cause de leur isolement. C’est aussi pourquoi je suis un défenseur de l’A45. À la question pourquoi venir chez- nous je vous réponds que nous avons la totalité des services sur place, du médecin en passant par l’école… Enfin, notre village est particulièrement animé grâce au dynamisme de ses nombreuses associations.
Nous disposons d’un beau patrimoine à préserver et à valoriser. Je suis par ailleurs membre de la commission régionale de classement des sites et monuments en Auvergne- Rhône-Alpes.Le patrimoine rural est une richesse. Avec l’arrivée de la fibre optique (THD42) nous espérons aussi de nouvelles activités. Le Très Haut Débit est facteur d’attractivité.
Quels sont vos projets ?
Nous avons un tènement immobilier de 8 000 m2 à proximité du musée. Nous souhaitons pouvoir y développer un établissement d’accueil ou à vocation sociale. En outre, les aides de l’Etat, de la Région, de la Communauté d’agglomération et du département sont essentielles.
Votre coup de gueule ?
Je suis vent debout contre la suppression de la Taxe d’Habitation. Premièrement, l’Etat ne tient pas vraiment ses promesses et nous avons un vrai risque de ne pas être compensés à l’euro près. Deuxièmement, cela déconnecte les habitants du territoire où ils vivent. Je suis même favorable à un impôt, même minime, pour tous. Ainsi, chacun serait en position participative et collective et pourrait être fier de contribuer aux infrastructures et services publics de sa commune.