À quelques jours du premier tour des élections législatives 2017, de la Loire ont organisé ce mardi 30 mai une journée de rencontres avec les candidats aux élections législatives. L’objectif de cette journée était de faire découvrir la réalité de l’agriculture, sur deux exploitations du département pour approfondir les connaissances sur l’agriculture ligérienne et les différentes mesures réglementaires à prendre pour l’avenir de la profession. Pour les candidats qui seront élus, il leur faudra en effet prendre en compte cette activité qui est majeure pour le département. Pour rappel, l’agriculture représente le troisième secteur d’activité de la Loire. Il était donc important de bien prendre la mesure des réalités et des enjeux qui s’imposeront une fois les élections terminées. Les principaux sujets évoqués étaient : les difficultés de revenu des agriculteurs en général, et notamment l’insuffisance prix des denrées alimentaires, la définition du statut de l’agriculteur professionnel, la compétitivité et l’installation, la sur-transposition des normes, la réglementation des marchés, la nécessité d’une Europe forte et enfin la revalorisation des retraites pour les anciens exploitants. Alors que la crise agricole s’installe depuis deux ans, des décisions concrètes et efficaces devront être prises rapidement afin d’améliorer la situation extrêmement difficile que traversent les agriculteurs.
source : FDSEA de la Loire
]]>La mort brutale de Xavier Beulin, président de la FNSEA, attriste bien évidemment la FDSEA de la Loire. Notre confrère, l’hebdomadaire spécialisé, Paysans de la Loire, nous apprend d’ailleurs que le dirigeant du groupe Avril devait se rendre dans notre département le 13 mars prochain.
photo du congrès FNSEA zenith st-Etienne métropole 2015
]]>Le président national de la FNSEA, Xavier Beulin, assistera à l’assemblée générale de la FDSEA de la Loire. Une étude récente montre que le revenu de nombreux agriculteurs est inférieur à 350 euros par mois.
]]>Le malaise:
Les paysans ont eu la lourde tâche de produire et d’entretenir le paysage rural à travers leurs exploitations et leurs cultures. Mais, en quelques décennies, le nombre de fermes a chuté de plus de 50 %. Si les exploitations étaient plus d’1 million à la fin des années 80, aujourd’hui on n’en compte plus que 400 000 .Il s’agit donc d’une véritable hécatombe qui touche notamment les petites et les moyennes fermes.
Notre département est classé parmi les départements agricoles. Il s’agit d’une agriculture modeste de montagne, typique du Massif Central et à spécialisation en bovins-lait et bovins-viande. (80% du chiffre d’affaire agricole du département).
Pour faire entendre la détresse actuelle, la FDSEA et les JA (jeunes agriculteurs) ont décidé de contacter tous les parlementaires de la Loire afin d’obtenir leur soutien, à la veille de l’ouverture du salon de l’agriculture de Paris. L’ action consistait à leur proposer de signer une lettre d’engagement. Cette lettre développe plusieurs points qui sont au centre des revendications des agriculteurs ligériens. Citons en quelques uns : la FDSEA et les JA demandent aux pouvoirs publics un engagement de prise en compte du coût de revient des productions françaises. Ils demandent la sortie d’un décret obligeant l’étiquetage de l’origine sur l’ensemble des produits y compris les produits transformés. Ils proposent l’accentuation de contrôles et les sanctions contre les pratiques commerciales déloyales. Ils prônent la mise en œuvre par tous les moyens de l’approvisionnement de la restauration hors domicile (lire cantines scolaires et d’entreprises), avec des produits français. Tout cela peut se faire au niveau des institutions françaises. Pour autant, tout ne se joue pas au niveau strictement national. Concernant le niveau européen, il faut réguler les marchés et obtenir une harmonisation des règles sociales, fiscales et environnementales et enfin, lever les frein du droit de la concurrence communautaire pour accroître le pouvoir de négociation des producteurs.
Selon Gérard Gallot, président de la FDSEA Loire : « Le monde paysan n’en peut plus. On ne demande pas des subventions supplémentaires. On demande que nos produits soient payés le juste prix ! » et d’ajouter : « la crise est profonde et le désespoir s’étend. La grande distribution veut se donner une bonne image et organise une véritable dictature sur les prix. Il nous faut expliquer la réalité qui est la nôtre et avoir ainsi le soutien des consommateurs »
A ce jour, les Sénateurs cécile cukierman, bernard Fournier et Maurice Vincent ont signé cette lettre d’engagement. Côté députés, François Rochebloine, Dino Ciniéri, Paul Salen et Yves Nicolin ont paraphé le document.
La FDSEA et les JA espèrent ainsi redonner de l’espoir aux agriculteurs du 42. En attendant d’autres manifestations qui pourraient être plus visibles.