Deux jours avant le 1er tour, une enquête Ipsos/Sopra Steria réalisée pour le Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po) et le quotidien Le Monde dévoile les intentions de vote des électeurs d’Auvergne-Rhône-Alpes.
La liste conduite par Laurent Wauquiez (LR) arriverait en tête avec un score de 32 %. La surprise viendrait du niveau atteint par la liste du Front national menée par Christophe Boudot qui serait à 29 %. Le socialiste Jean-Jack Queyranne serait distancé à 23 %.
Loin derrière la liste écologiste et citoyenne de Jean-Charles Kohlhaas atteindrait tout juste 6 % et celle de la communiste Cécile Cukierman pointerait à 4,5 %. Rappelons que si une liste ne dépasse par le score de 5 %, elle ne peut prétendre aux remboursements de ses frais de campagne par l’Etat. Et si une liste ne dépasse pas les 10 % elle ne peut se maintenir au 2nd tour.
Au 2nd tour, le candidat FN connaîtrait un tassement de son score à 27 %, tandis que le report des voix à gauche mettrait Jean-Jack Queryanne à moins d’un point de Laurent Wauquiez qui gagnerait pour sa part 5 points.
Les enseignements du sondage de 1er tour
Les enseignements du sondage de 2e tour
Faut-il croire à ce sondage ?
La fusion des régions a amené plusieurs grands quotidiens régionaux à proposer tour à tour leur sondage sur les intentions de vote, La Montagne sur sa zone de diffusion, l’Auvergne, et Le Progrès sur Rhône-Alpes.
C’était sans compter les médias nationaux, radios et quotidiens nationaux, qui ont également publié les résultats des enquêtes d’opinion commandées. Les instituts d’études et d’opinion ont beaucoup travaillé au cours des dernières semaines. Mais une enquête coûte de l’argent, d’autant plus quand l’échantillon. C’est la raison pour laquelle dans la vague de sondages publiés il n’était constitué que d’environ 900 personnes interrogées.
Et donc ? Faut-il croire à ce sondage ?
La réponse est : « oui, probablement », car il a été réalisé auprès d’un échantillon de 2 977 personnes interrogées. Avec une telle taille, l’intervalle de confiance est beaucoup plus fiable.
Ainsi, pour Jean-Jack Queyranne qui apparaît à 23 %, la marge d’erreur est de 1,6 point au-dessus et en-dessous du score annoncé. Autrement dit la tête de liste socialiste pourrait obtenir entre 21,5 et 24,5 %.
Oui mais… à la question « votre choix de vote est-il définitif ou peut-il encore changer ? » Les personnes qui disent vouloir voter pour la liste EELV ne sont certains qu’à 51 %. Presque la moitié pourrait changer d’avis. En faveur de Jean-Jack Queyranne ?
Mathieu Ozanam
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Bien sûr la liste qui s’est baptisée #BienVivre (le mot-dièse est là pour interpeller les jeunes, l’une des cibles électorales visée) n’est pas constituée uniquement par des écologistes. Elle se présente comme le rassemblement citoyen, écologiste et solidaire et réunit des non-inscrits mais actifs dans le milieu associatif, des militants du Parti de gauche et d’Ensemble, tout deux appartenant au Front de gauche, de Nouvelle Donne. Elle a même le soutien de La Nouvelle gauche socialiste (NGS), un mouvement lancé début octobre par des socialistes déçus par la politique menée par François Hollande et Manuel Valls. Mais sur les 13 têtes de listes dans les départements de la future région Auvergne-Rhône-Alpes, 9 sont issues des rangs d’Europe Ecologie Les Verts. Et tous les candidats qui seront élus voteront en faveur de Jean-Charles Kohlhaas, leur tête de liste
Les candidats ligériens se présentent comme une « alternative au parti socialiste ». « Cette alternative est possible, insiste Léla Bencharif. Nous avons les compétences, la motivation et nous sommes dans les clous financiers. » Les 110 propositions (petit clin d’œil au programme de François Mitterrand en 1981) ont été chiffrées et sont toutes finançables à condition de réorienter certains budgets et subventions qui ont trop profité aux grands groupes, expliquent les colisitiers.
Du retard à rattraper
Alors pour l’instant, dans les enquêtes d’opinion qui se succèdent, la liste emmenée par les écologistes est encore loin du score de Jean-Jack Queyranne. Au 1er tour celui-ci obtiendrait 26 % des voix selon l’institut Ifop, tandis que celle conduite par Jean-Charles Kohlhaas serait à 10 %. Même en intégrant dans ce calcul les marges d’erreur de +/- 2 points pour les écologistes et +/- 2,6 points pour les socialistes, le compte n’y est pas.
A tout le moins, si le score de la liste #BienVivre devait être au final inférieur à 10 %, elle sera tout de même en mesure de fusionner avec la liste « Nous, c’est la Région ». Mais il reviendra à l’assemblée représentative, une sorte de conseil qui regroupe 70 personnes issues de tous les territoires et de toutes les tendances, de valider l’orientation à l’issue du 1er tour. Différents scenarios ont déjà été envisagés afin que cette structure puisse trancher rapidement entre les options offertes : union ou maintien au cas où la liste serait au-dessus de 10 %, ou consignes de vote en cas de non représentation au 2nd tour.
Mathieu Ozanam
1. Léla Bencharif, militante associative, vice-présidente du conseil régional, 48 ans, Saint Étienne, responsable de formation dans une structure nationale, Europe Écologie Les Verts.
2. Abd El Kader Zerarga, 38 ans, Saint Étienne, conducteur routier, administrateur de centre social, NEF (Banque éthique), membre d’une ONG environnementale.
3. Corinne Oumakhlouf, 53 ans, adjointe de Direction, mariée, un fils, La Fouillouse, co-secrétaire du Parti de Gauche de la Loire, gestionnaire et co-fondatrice d’une association qui organise des séjours de vacances pour personnes handicapées mentales.
4. Jérôme Besset, 46 ans, Saint-Étienne, en couple, deux enfants, Ingénieur Territorial, Urbanisme, Aménagement et Environnement, Président du Centre Social Jardin des Plantes, Europe Écologie Les Verts.
5. Marie Cayrol, 37 ans, Artiste et Pédagogue, Saint Priest-la-Roche, Nouvelle Donne.
6. Jean Claude Aizac, retraité de la métallurgie, Ensemble !
7. Béatrice Treilland, 47 ans, 2 enfants. Enseignante en photographie en lycée professionnel, mène des projets artistiques dans le secteur associatif et culturel.
8. François Blachon, 49 ans, Cadre du secteur public.
9. Andrée Taurinya, 52 ans, membre du Parti de Gauche, enseignante, syndicaliste et militante associative.
10. Olivier Longeon, conseiller régional, 48 ans, Saint Étienne, chargé de mission, administrateur de plusieurs associations de protection de la nature et de l’environnement, Europe Écologie Les Verts.
11. Narjesse Forestier, 36 ans, mariée, un enfant, chargée de clientèle. Référente départementale de Nouvelle Donne.
12. Fabrice Devesa, 43 ans, Saint Chamond, marié, deux enfants, conteur, engagé dans différentes associations oeuvrant en faveur d’enfants handicapés.
13. Maryse Didier, 51 ans, quatre enfants, professeur des écoles, adhérente à une association de soutien pour les jeunes mineurs isolés étrangers.
14. Belkacem Merahi, marié, 62 ans, syndicaliste, Parti de Gauche.
15. Dominique Ney, Saint-Romain-la-Motte, 63 ans Retraitée de la fonction publique territoriale, Ensemble !
16. Nadim Ghodbane, Saint-Étienne, 55 ans, Agent commercial, Auteur, Administrateur d’une banque coopérative. Militant associatif. Initiateur d’assises nationales de l’écologie.
17. Marie Claude Rochette, 67 ans, un enfant, Feurs, cadre infirmière retraitée, conseillère municipale Feurs 2009-2014, militante Europe Écologie Les Verts.
18. Philippe Huyard, 61 ans retraité de la fonction publique territoriale. Saint-Étienne associations vie de quartier, développement du vélo urbain, habitat participatif, agriculture locale de qualité, Nouvelle Donne.
19. Nicole Bietrix, 58 ans, mariée, 3 enfants, retraitée de la Fonction Publique Territoriale, Parti de Gauche.
20. Nicolas Patureau, 43 ans, Saint Étienne, enseignant en lycée professionnel, militant Europe Écologie Les Verts et administrateur d’association d’éducation à l’environnement.
21. Sylvia Faure, 52 ans, sociologue, sans étiquette.
22. Bruno Dolik, 54 ans, Professeur des Écoles Publiques à Saint-Étienne, militant au Parti de Gauche et d’associations d’animation, sportives et culturelles.
Ce n’est pas la première fois que le président de la région Rhône-Alpes est lâché par des candidats : en septembre dernier 18 des colistiers de Jean-Jack Queyranne démissionnaient après un désaccord sur la présence de Farida Boudaoud, exclue du parti pour avoir mené une liste dissidente au candidat socialiste lors des dernières municipales à Décines-Charpieu.
Les relations entre les socialistes du Rhône et leur candidat pour ces régionales ne semblent pas au beau fixe : Jean-Jack Queyranne n’a à ce jour pas prévu de meeting à Lyon. Le 13 octobre dernier, il était reçu par le président de la République à l’Elysée en compagnie de parlementaires socialistes. Une rencontre au cours de laquelle le chef de l’Etat aurait fait office de médiateur pour trouver « les voies de l’apaisement » révèle l’hebdomadaire Le Point.
]]>L’information a été communiquée par Laurent Wauquiez qui a présenté sa candidature ce matin à Lyon ainsi que les 12 binômes pour mener la campagne dans les départements d’Auvergne-Rhône-Alpes.
Jean-Pierre Taite sera épaulé par la stéphanoise Marie-Camille Rey. Etudiante en Master de Droit, la jeune conseillère municipale déléguée aux événements à Saint-Etienne figurait en 42e position sur la liste de Gaël Perdriau aux élections municipales de mars 2014.
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Plus d’infos dans Mag2Lyon
]]>Son site de campagne est ouvert depuis quelques jours à cette adresse : http://queyranne2015.com
Sur Twitter, Jean-Jack Queyranne propose une série de message sous forme d’abécédaire intitulé « Notre bilan en toutes lettres ».
En #AuvergneRhoneAlpes, Notre bilan en toutes lettres #NousClaRegion de l'#Innovation pic.twitter.com/1eV5sdLIVq
— Jean-Jack Queyranne (@jjqueyranne) 3 Septembre 2015
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C’est à la démonstration de l’union de la droite et du centre que Laurent Wauquiez avait invité ses sympathisants dimanche 30 août à la montée du mont Mézenc. Institué en 2011 le rendez-vous de rentrée du député-maire du Puy-en-Velay, calqué sur l’ascension de la roche de Solutré de François Mitterrand, a pris cette année une tournure toute symbolique. Le mont Mézenc est en effet situé sur la frontière de la Haute-Loire et de l’Ardèche et conséquemment à cheval sur les régions Auvergne et Rhône-Alpes. De 1 300 à 1 500 personnes avaient répondu à son invitation. En revanche, à la différence des années précédentes, la presse nationale et en particulier les chaînes d’information continu étaient paradoxalement absente.
Après les atermoiements et les mots qui fâchent, Patrick Mignola (MoDem) et Franck Reynier (UDI) étaient présents à la tribune. D’abord pour prendre la parole et « chauffer la salle », ensuite pour s’afficher aux côtés de Laurent Wauquiez. « Nous avons fait un constat, a expliqué Franck Reynier. C’est qu’aucune formation politique n’est en mesure de gagner seule cette région. Si nous avions décidé de ne pas partir ensemble, il aurait fallu se décider entre les deux tours. Là nous allons nous mettre d’accord ensemble sur le programme. »
Laurent Wauquiez fustigeait, lui, le bilan de la majorité sortante socialiste l’accusant pêle-mêle d’avoir « gâché les talents de notre région » et de n’avoir « rien fait » face aux crises du secteur agricole et du BTP. La tête de liste LR avertissait qu’il reparlerait du dossier de l’agence de développement économique à l’international Erai, liquidée en début d’été par le tribunal de grande instance de Lyon.
Son discours s’appuyait sur plusieurs mantras : « redonner un nouveau souffle » et faire appel à une « génération de terrain ». Ses colistiers ne seront pas des « apparatchiks » défaits à des élections précédentes, mais des élus de terrain. Des représentants de la société civile, tels que des chefs d’entreprise devraient figurer sur sa liste. Laurent Wauquiez annonce une relance de l’apprentissage et de l’alternance, prônant un pacte aux chefs d’entreprise selon la règle : « une entreprise = un apprenti ». « Je veux que dans 5 ans Rhône-Alpes-Auvergne soit la région qui forme le plus de jeunes à l’apprentissage en France », a-t-il déclaré. Un autre pacte est annoncé avec le secteur agricole et un autre avec les entreprises et les marchés publics.
Dans les transports ferroviaires, le candidat LR souhaite généraliser la vidéosurveillance et s’atteler à rétablir la ponctualité des trains express régionaux (TER). Il souhaite renouveller les méthodes de travail en ayant recours à des cabinets privés pour l’accompagner dans sa réduction des dépenses publiques. Laurent Wauquiez affirme qu’en cas d’élection, un bilan annuel sera présenté aux citoyens sur les résultats des politiques menées. Enfin, et en conclusion de son discours, il a réaffirmé comme il l’avait fait dans un entretien à la presse régionale : « je ne vous abandonnerai pas pour être ministre en 2017 ». Une façon d’anticiper sur les attaques que lui réservent ses adversaires l’accusant de se servir de la région comme d’un tremplin pour sa carrière politique.
Mathieu Ozanam
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