Pour Lactips, LA PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE EST DANS SON ADN

Par Rémi Pupier juillet 22, 2018 09:48

Pour Lactips, LA PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE EST DANS SON ADN

Créée par Frédéric Prochazka, maître de conférences à l’Université de Saint-Étienne, spécialiste des matériaux polymères et par Marie-Hélène Gramatikoff, spécialiste en stratégie d’entreprise, Lactips compte 25 salariés et est spécialisée dans la fabrication de granulés thermoplastiques hydrosolubles et biodégradables à base de protéine du lait et fabrique des emballages biodégradables principalement pour les produits de détergence.

Cette start-up, née en 2014 et basée à Saint-Jean Bonnefonds vient d’effectuer une levée de fonds de 5 millions d’euros pour son développement dans l’objectif de créer un nouveau site industriel et de mettre en place un plan de recrutement d’au moins 10 personnes. Ceci afin de passer d’une production de 440 tonnes d’emballages biodégradables par an à 1500 tonnes.

Comment penser innovation d’excellence sans penser protection intellectuelle ?
« Dès le début, nous nous sommes engagés dans une politique de protection intellectuelle et nous avons progressé, étape par étape, avec l’INPI.
Un partenaire indispensable, de mon point de vue, dans une démarche d’innovation, qui accompagne l’entreprise au fur et à mesure de son évolution et qui lui permet d’adopter les bonnes pratiques. » Explique Marie-Hélène Gramatikoff en charge de la stratégie de l’entreprise. « En premier lieu, nous avons fait faire un pré-diagnostic en propriété industrielle. Des questions se sont posées à nous comme, comment fait-on pour prouver nos innovations ? Aussi, nous avons mis en place des cahiers de laboratoire dans lesquels sont consignées, date par date, nos expériences, preuves de l’antériorité de nos travaux. Nous avons été amenés également à une réflexion sur la part de notre savoir-faire à tenir confidentiel et la part à breveter donc à divulguer. Cela nous a conduit à intégrer dans le contrat de travail de nos collaborateurs, une clause de confidentialité incontournable.Autre question : la veille technologique comment savoir ce qui se passe dans notre environnement, dans notre secteur d’activité et chez nos concurrents. »

Se former avec l’INPI
pour professionnaliser sa politique propriété intellectuelle
Au vu de l’enjeu de la protection industrielle
et de son importance en innovation, les deux coassociés de Lactips ont suivi la formation
sur la propriété industrielle « Master Class PI ». Animée d’une part par des experts en PI mais aussi par des intervenants industriels qui témoignent
de leur expérience.
« Pour sensibiliser les chefs d’entreprise, le prédiagnostic PI est offert. Les entreprises bénéficient de formations et dispositifs d’accompagnement qui sont un réel investissement pour leur avenir. La prochaine formation Master class PI à Lyon aura lieu en mars 2019. » précise Céline Mathevet adjointe à la déléguée régionale INPI.

SAINT-JEAN-BONNEFONDS

www.lactips.com

 

LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE :

UN ACCÉLÉRATEUR DE CROISSANCE POUR LES START-UP
PAR ROMAIN SOUBEYRAN, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’INPI

Aide aux levées de fonds, différentiation technologique, construction et valorisation de l’image de marque, facilitation du développement à l’international, augmentation du pouvoir de négociation, création de ressources financières complémentaires : bien gérée la propriété intellectuelle peut être stratégique, voire vitale, pour les start-up.

Dans les premières années de la vie de leur entreprise, les startupers sont souvent davantage préoccupés par l’aboutissement de leur R&D, le fonctionnement de leur prototype, le lancement commercial et le recrutement de collaborateurs que par la propriété intellectuelle.

Les start-up sont d’ailleurs rarement très outillées pour gérer cette question. Pour autant, la sécurisation des actifs immatériels dès le démarrage de leur activité est nécessaire pour sécuriser la croissance des start-up innovantes. La plupart d’entre elles sont nées d’une idée originale : protéger une technologie très tôt est primordial car la demande de brevet doit être faite avant de révéler l’invention à la presse ou au public par exemple.

Dès la phase de démarrage, une start-up doit définir la protection de ses créations intellectuelles :

  • Les titres de propriété industrielle donnent un avantage évident pour trouver des financements et réussir leur levée de fonds si elles ont un brevet.
  • Plus l’image de marque d’une start-up est construite et forte, plus elle existe auprès de sa communauté d’utilisateurs, et plus elle pourra se distinguer
    de ses concurrentes. Or une marque se protège.
  • Les start-up doivent aussi choisir le titulaire des droits : le fondateur-inventeur à titre personnel, ou la startup pour valoriser ce patrimoine auprès des investisseurs ?
  • Une start-up à la recherche de partenaires ou d’investisseurs est souvent amenée à divulguer une idée ou un concept innovant et doit définir les règles du jeu dans un pacte de confiance. Inversement il est plus facile pour un grand groupe d’identifier une start-up innovante si elle a déjà déposé un brevet sur une technologie
    qui l’intéresse.

SE CONNECTER À UN WEBINAR INPI

L’INPI propose chaque mois un webinar –
temps de présentation d’un sujet en direct
avec un jeu de questions/réponses – auquel il faut s’inscrire pour être connecté au groupe :

Des sujets déjà abordés et à revoir :

  • Comment le droit des brevets peut protéger vos logiciels ?
  • Entreprise / Salarié : à qui appartient le brevet ?
  • Idée ou innovation : comment protéger mon invention ?
  • Ne négligez pas la protection de votre design !
  • Droit d’auteur, pour qui, pour quoi ?
  • 5 clés pour protéger votre nom de société ou de produitwebikeo.fr/chaine/inpi

 

EN PARTENARIAT AVEC L’INPI

Par Rémi Pupier juillet 22, 2018 09:48

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